Halte aux pilleurs !

La grande pyramide du Soleil de Curamaba
Restaurée en 2001, la grande pyramide du Soleil de Curamaba, reste l'un des rares éléments de la cité à avoir retrouvé sa beauté intiale. La presque totalité de la ville demeure toujours en ruines, à la merci des pilleurs de tombes. Raúl del Mar Ismodes, l'inventeur de Curamba, se bat désespérément depuis des années pour protéger ce joyau de la civlisation inca.

En septembre 2003, je me rends, en compagnie du Père Juan Carlos Polentini, figure emblématique au Pérou, depuis les années ’70, de la recherche de Païtiti, sur le site archéologique de Mantto, situé à une dizaine d’heures de route en 4X4, au nord-est de Cusco, vers la frontière nord de ce que nous pourrions appeler le « Royaume du Grán Païtiti ».

Le Père Polentini tenait à m’y emmener pour dénoncer les saccages des pilleurs de trésors qui, chaque jour, s’attaquent aux vestiges incas non répertoriés. A la recherche de trésors perdus ! Le patrimoine archéologique du Pérou est, en effet, plus que jamais, en danger !

 

Tessons de céramique
Aujourd'hui, à Curamba, on marche encore sur des centaines de milliers de tessons de céramique, de pointes d'obsidienne ou de plats en argent.

Certaines rumeurs, plus inquiétantes, affirment que Païtiti elle-même aura déjà été pillée, vers la fin des années ’90…

Mantto aurait été, selon le Père Polentini, l’un des sites du Grán Païtiti saccagés… à la dynamite, par un groupe de huaqueros très puissant. Cela remonterait à quatre ou cinq ans seulement. Ce dernier aurait recueilli ses informations de la bouche même de l’un des pilotes des cinq hélicoptères affrétés par ce commando de pilleurs. Des huaqueros péruviens et japonais auraient ainsi mis la main sur Païtiti et ses trésors ! Le pilote parlait de plusieurs dizaines de tonnes d’or ! L’un des hélicoptères se serait même abîmé dans la jungle au cours de cette opération. Ce pilote vit aujourd’hui aux Etats-Unis, par peur des représailles…

 

Poupées funéraires, provenant d'un fardo, mis au jour dans la nécropole de Curamba
Poupées funéraires, provenant d'un « fardo », mis au jour dans la nécropole de Curamba. Celle-ci comporte sans doute plusieurs centaines de momies incas... à la merci des huaqueros. Il est impératif que les autorités péruviennes prennent conscience de l'urgence de protéger leur patrimoine national. Mais cela coûte cher. L'UNESCO, L'Union Européenne et les Etats-Unis doivent prêter main forte à nos amis péruviens... avant qu'il ne soit trop tard.

Si nous considérons les menaces de mort dont nous faisons nous-même encore l’objet au Pérou, de la part de huaqueros, ces rumeurs alarmantes sont à prendre en considération.

Le Pérou est un peu l’Egypte de l'époque de Napoléon. Son patrimoine archéologique reste, dans une large mesure, encore à découvrir. Malheureusement, les chercheurs de trésors et les pilleurs de tombes ont généralement une longueur d’avance sur les archéologues officiels.

Cette rubrique est là pour alerter l’opinion publique et sensibiliser les autorités officielles du Pérou, de l’UNESCO, de l’Union Européenne et des Etats-Unis d’Amérique, pour protéger au plus vite le patrimoine national du Pérou, qui est aussi NOTRE patrimoine, celui de l’humanité.

Thierry Jamin

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