Mameria

Dans le numéro 191 du magazine français « Géo », de janvier 1995, consacré au Pérou, Nicole et Herbert Cartagena, écrivirent un article passionnant, intitulé « A la Recherche de Païtiti, Cité Perdue du Pérou ». Les recherches qu’ils effectuèrent en 1979 dans la zone du Pantiacolla les amenèrent à découvrir, à quelques dizaines de kilomètres seulement à l’ouest des pyramides, les ruines d’une cité inca, constituée d’une vingtaine de maisons, encore visibles, et de nombreuses terrasses de culture : Mameria (en langue quechua, « peu d'eau »).

Mameria
Localisation générale de Mameria au Pérou

Les murs, détruits à 70 %, comportent des niches carrées, ou rectangulaires, parfois légèrement trapézoïdales, selon les canons de l’architecture inca. Les pierres sont tenues entre elles par un mortier de terre argileuse, de style pirca. Un seul édifice, vraisemblablement un four à poterie, est resté vierge de toute végétation à l’intérieur.

« Nous avions foulé le sol de ce que l’on pourrait appeler le Royaume de Païtiti, et dont Mameria représentait une ville satellite agricole. »

 

Mameria
La cité de Mameria était-elle un avant-poste de Païtiti ?

Non loin de Mameria, Nicole et Herbert Cartagena mirent au jour des pièces archéologiques de facture inca, prouvant l’implantation des Fils du Soleil dans cette région : un joli col d’aribalo (jarre), des assiettes à motifs géométriques, des tupus (broches), des sonnailles, et un superbe collier de turquoises ayant dû appartenir à une femme de la noblesse. Les Indiens Machiguengas utilisent au quotidien des objets d’une valeur inestimable, ce qui prouve, une fois de plus, la proximité d’une cité notoire, la cité peut-être du Savoir, la sœur jumelle de Cusco, capitale politique de l’Empire.

Etymologiquement, Païtiti ne viendrait-il pas de « paykikin », qui signifie, en quechua, « égale à l’autre », « jumelle »…

 

Geo
« GEO », n°191, janvier 1995

Mameria repose toujours sous la végétation. Le désir de Nicole et d’Herbert Cartagena, est d’en achever un jour l’investigation, persuadé que non loin de là, se cache, inviolée, une cité mystérieuse capable de dévoiler divers secrets de la civilisation inca. Pour ne citer qu’eux, l’existence de la « quellcca », l’écriture perdue des Incas, et l’interrogation cruciale sur l’origine des Incas. Lesquels, J.C. Tello disait provenir d’une civilisation amazonienne à jamais disparue.

Thierry Jamin

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