Sur la route de Mantto, le Père Polentini et moi nous arrêtons dans le petit village de Lares, où celui-ci y tint la paroisse, durant de nombreuses années. Nous écoutons le maire (alcade) nous parler des balais incessants d’hélicoptères qui, il y a quatre ou cinq ans, survolaient la région vers une destination inconnue dans la jungle du Madre de Dios…

Nous reprenons notre route et parvenons enfin, quelques heures plus tard, à l’aplomb du site de Mantto. C’est, en réalité, un ensemble de cavernes et d’habitations troglodytes, avec d’importantes peintures pariétales de l’époque coloniale. Les Incas se seraient réfugiés dans ces hauteurs pour échapper aux Espagnols. Non loin de là, s’élève une énorme cataracte, la « catarata de la Mama », ainsi nommée en raison de sa forme curieuse rappelant la silhouette d’une femme tenant un enfant dans ses bras.

Le site est localisé dans le district de Lares et dans la province de Calca (Département de Cusco), à la confluence des rios Lares et Amparaes, d’où est originaire le rio Yanatile. Je m’introduis avec précaution dans ces cavernes et inspecte les peintures, de couleur ocre. J’y observe quantité d’animaux, des troupeaux de lamas, quelques félins et des hommes à cheval (Espagnols ?).
L’ensemble me paraît, en effet, très intéressant mais remonte à une époque post-coloniale. Dans certaines cavernes, des parois se sont effondrées de manière brutale car les cassures sont nettes. On les a dynamitées, cela ne fait aucun doute. On remarque aussi, partout, des traces de vandalisme et de saccage ! Cela me révolte ! Qu’est-on venu chercher ici ? On y a, semble-t-il, cherché de l’or. L’or des Incas. Cet or maudit pour lequel tant de gens sont morts dans ce pays depuis tant de siècles ! Une tradition locale raconte, en effet, qu’une partie du convoi de la Coya, l’épouse d’Atahuallpa, serait passé par Mantto, sur la route de Païtiti. Y a-t-on alors dissimulé une partie de l’or de la seconde rançon ?

Le pilote de l’hélicoptère affirma au Père Polentini en avoir dégagé des tonnes d’or…
Cela fait des mois que nous cherchons à sensibiliser les plus hautes autorités de l’UNESCO, à Paris, pour tenter de sauver le Grán Païtiti, s’il n’est pas trop tard. Mais l’UNESCO ne peut rien faire sans une demande officielle du gouvernement péruvien… Il est temps de se réveiller !

© Thierry Jamin, 1998-2012 | Mentions légales | Plan du site |Réalisation : Prodiris | Haut de page

Thierry Jamin et toute son équipe sont heureux de vous souhaiter une Bonne & Heureuse Année 2012, année charnière s’il faut en croire certaines cultures de l’Amérique précolombienne.
La campagne de 2011 vient de se clôturer. Toute l’équipe d’Inkari s’affaire déjà pour mettre en place la campagne « Inkari 2012 ».
La première opération de la campagne 2012 débutera dès la fin du mois de janvier prochain. Il ‘s’agit d’une opération très spéciale dont vous connaîtrez les détails dans quelques semaines...