La mystérieuse montagne carrée (2012-2014)

Thierry Jamin cherche à établir un contact avec un couple de Kuga Pakuris. Connaissent-ils l’emplacement de Païtiti ?
Thierry Jamin cherche à établir un contact avec un couple de Kuga Pakuris. Connaissent-ils l’emplacement de Païtiti ?
(Photo : Thierry Jamin, juin 2009)

Depuis plusieurs années, nos explorateurs sont persuadés que c’est dans la réserve de Megantoni, située au nord de Lacco, et non dans le parc du Manú, que se cache la ville légendaire. Les nombreux vestiges qu’ils ont découverts semblent les mettre sur la piste d’un « site principal » qui contrôlait jadis ce territoire de l’ancien Tawantinsuyu. Ce n’est pas seulement leur conviction, c’est aussi celle des Matsiguengas de Megantoni qui parlent à Thierry Jamin depuis 2010 de « ruines monumentales » situées au sommet d’une montagne près des sources du rio Timpía.

Les sites de Lacco et de Chunchusmayo, les terrasses de cultures et les chemins de pierre rencontrés en 2011 dans la vallée de Cusirini, au cœur du Sanctuaire de Megantoni, conduisent tout droit vers cette zone. En juin 2012, à la demande de Thierry Jamin, la société toulousaine Astrium, l’un des leaders mondiaux en technologies spatiales, réalise plusieurs clichés d’un secteur situé quelque part vers les sources des rios Timpía et Ticumpinia. Bingo !

Quelque part, au nord du Sanctuaire National de Megantoni, les clichés du satellite Pléiades, révèlent l’existence d’une étrange formation quadrangulaire.
Quelque part, au nord du Sanctuaire National de Megantoni, les clichés du satellite Pléiades, révèlent l’existence d’une étrange formation quadrangulaire.
(Photo : Astrium, juin 2012)

Une mystérieuse formation carrée de huit cents mètres de côté, située au sommet d’une montagne de moyenne altitude, intrigue l’explorateur français et toute son équipe. D’autant plus que les Matsiguengas de la région assurent que c’est l’endroit où se cachent les fameuses « ruines du Pantiacolla »… autrement dit Païtiti !

À quelques centaines de mètres de là, un mystérieux « lac carré » et quatre lagunes jumelles sont repérés. Ils semblent confirmer la légende qui affirme que Païtiti se trouverait précisément à proximité de telles étendues d’eau. Les Incas y auraient déversé quantités d’objets précieux après l’invasion de l’empire par les Espagnols.

En octobre 2013, Thierry Jamin et le groupe Inkari repartent sur les traces de la ville perdue. Accompagnés de Matsiguengas, d’Ashanincas et de Kuga Pakuris, ils réussissent à s’approcher de trente kilomètres des lagunes et de la fameuse montagne.

À quelques centaines de mètres de l’étrange formation carrée, de mystérieuses lagunes paraissent confirmer la légende de Païtiti.
À quelques centaines de mètres de l’étrange formation carrée, de mystérieuses lagunes paraissent confirmer la légende de Païtiti.
(Photo : Astrium, juin 2012)

Sur place, ils nouent également de précieux contacts et récoltent de nouveaux témoignages sur l’existence d’un site archéologique majeur situé au sommet de cet « altiplano bien taillé » (sic). Cette opération de reconnaissance leur permet enfin d’identifier les obstacles naturels à éviter et de localiser les meilleurs accès pour atteindre le site...

En juillet 2014, Thierry et son groupe repartent à Megantoni, sur les traces de la ville perdue. L’objectif de cette nouvelle campagne était d’atteindre les lacs jumeaux et la fameuse montagne carrée. Ils tentent d’accéder au site par la remontée du rio Ticumpinia, mais sont rapidement bloqués par le chef de la communauté native de Sabamantiari qui leur refuse l’entrée sur son territoire. Les explorateurs tentent alors d’atteindre leur zone de recherche en remontant le rio Shiwaniro. Au bout de quelques jours, une série de pongos, ou canyons, situés vers les sources du fleuve, et la baisse dangereuse de leurs réserves de nourriture, contraignent Thierry et ses compagnons à rebrousser chemin et rentrer à Cusco.

Cette dernière campagne n’a pas pour autant été un échec. L’explorateur français connaît désormais l’unique moyen d’accès pour atteindre les fameuses ruines. Dans cette perspective, la campagne « Inkari 2015 » est déjà sur les rails...

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